La colère d’Axelle Lemaire.

  Open Data

 

 Axelle Lemaire

La secrétaire d’Etat en charge du numérique a désavoué sur Twitter les “technocrates” au gouvernement qui ont choisi de retranscrire la directive sur les données publiques par ordonnance. Face aux accusations de débat volé, il faut se justifier dans l’entourage.

 

 

 

 

Axelle Lemaire n’était pas contente, mais alors pas du tout, que la transcription de la directive PSI de 2013 sur la réutilisation des informations du secteur public s’opère par une discrète ordonnance, au sein d’un projet de loi « Adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique et financière » présenté mercredi 16 juillet en Conseil des ministres. Elle l’avait fait savoir par un tweet un peu énervé lancé dimanche soir.

Axelle Lemaire avait d’autant plus de raisons de s’agacer qu’elle avait fait des promesses sur le sujet en conclusion de la conférence de Paris sur l’open gov et l’open data en mai dernier, qui rassemblait tout l’écosystème et quelques huiles politiques, comme Marylise Lebranchu, Didier Migaud ou Serge Lasvignes, le secrétaire général du gouvernement, technocrate de formation s’il en est puisqu’il est énarque.

Officiellement, la transposition par ordonnance était justifiée par le calendrier : la loi sur le numérique, qui devait initialement servir entre autre à cette transposition et surtout à marquer une avancée significative sur l’open data, ne sera pas examiné avant 2015 et son examen devrait d’ailleurs encore été reporté.

Or la transposition doit être effectuée avant juillet 2015. “On se donne seulement la possibilité de légiférer par ordonnance”, nous avait encore avancé un bon connaisseur du dossier. « Ce n’est pas une baisse d’ambition sur la loi. Au contraire ! Ça nous permettra de travailler sur le fond, sans pression calendaire », rassurait déjà la semaine dernière Henri Verdier, le directeur d’Etalab, la mission en charge de l’ouverture des données publiques.

C’est dommage et préjudiciable. Les technocrates semblent considérer que l’open data ne vaut pas un débat parlementaire.

Source : La Gazette des Communes : Open data : débattra, débattra pas de la directive PSI ?

Photo : Google images

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