Le logiciel libre n’est pas une mode !

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Logiciel libre

Alors que l’Europe, notamment la France, met en place des solutions avec les logiciels libres à tous les niveaux de l’administration publique, le Québec tourne autour de la question dans de multiples débats. Les temps changent, mais pas assez rapidement pour les partisans du logiciel libre. Pour eux, il faut passer à l’action pour suivre le mouvement lancé en Europe.

 

Dans cette ligne de pensée, le Salon du logiciel libre du Québec, qui se tiendra en septembre à l’Espace Dalhousie de Québec, souhaite relancer ces débats auprès des décideurs et des gestionnaires en technologies de l’information des administrations gouvernementales et municipales avec des conférenciers vedettes comme le colonel Xavier Guimard, de la Gendarmerie française, et Gunnar Hellekson, de Red Hat, devrait brasser les concepts et défaire des préjugés. 

«M. Guimard a piloté la migration des 90 000 postes de travail de la Gendarmerie française vers le logiciel libre, alors que M. Hellekson agit pour sa part à titre de stratège en chef pour le secteur public», indique l’organisation du salon.

En 2013, ce fut la création du Centre d’expertise en logiciel libre pour documenter ce qui existe comme offre dans le monde du logiciel libre et pour fournir des outils pour étudier plus sérieusement les possibilités avec le logiciel libre.

Dans un monde où les appareils mobiles commencent un cycle de domination, il faut penser à l’interopérabilité des systèmes. Donc, ne pas s’enfermer dans un modèle unique. Le logiciel libre fait partie des moyens, et ce n’est pas une mode, surtout qu’une grande majorité des logiciels créés par les communautés d’usagers ont atteint une grande maturité, se plaît-il à répéter.

Ce qui a de la valeur dans une organisation ou une entreprise, ce ne sont pas les logiciels ou les ordinateurs, mais les informations qui sont traitées. 

M. Caron donne l’exemple de la ville d’Arles (50 000 habitants), en France, qui a revu ses plans pour développer une architecture orientée sur le Web. Les économies ont été de 788 000 euros (1 144 500 $) dans les dépenses et une diminution de 55 000 euros (79 900 $) dans les frais de maintenance.

Il parle aussi du projet français de l’ADULLACT (Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales), qui a fait de la mutualisation des projets le fer de lance pour diminuer la dépendance des organisations municipales aux logiciels propriétaires avec des solutions provenant du monde du logiciel libre.

En France, les débats sont finis depuis longtemps, ce sont les solutions qui sont mises en place. Le colloque de septembre en fera état alors que les débats continuent de ce côté de l’Atlantique.

On ne gère pas les technologies de l’information comme si l’on construisait un pont, poursuit-il. Ce n’est pas le même modèle de gestion.

Source : Logiciel libre: passer du débat à la pratique

Photo : Google images

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